Les premiers spécimens d’A. australe sont originaires du Delta de l’Ogooué, près du Cap Lopez, au Gabon, d’où le surnom de ce poisson. Plus tard, d’autres localisations sont découvertes dans ce pays (Cap Esterias) puis au Congo (Pointe Noire, Mayumba) au Zaïre et dans l’enclave du Cabinda.
L’essentiel des points de pêche se trouve à proximité du littoral.Toutes ces populations diffèrent plus ou moins largement par leur patron de coloration ou par la couleur de fond du corps, le plus souvent brun-chocolat. Dans ses contrées d’origine, Aphyosemion australe est un killi présent dans plusieurs types de biotopes, tous forestiers : petites et très petites mares à fond vaseux envahies de feuilles mortes (parfois guère plus grandes qu’une cuvette), simples trous d’eau, voire des empreintes d’éléphants ou plus prosaïquement, des ornières laissées par des véhicules… On le trouve également dans les zones de débordement des marigots (en Afrique = petits ruisseaux) dont l’eau très
faiblement minéralisée et de couleur ambrée n’excède pas 15 cm de profondeur. Cette teinte est due à la présence de nombreux bois et feuilles mortes qui dégagent de l’acide tannique. Dans d’autres biotopes, l’eau est très chargée en matières organiques mais toujours peu minéralisée. Le pH de ces milieux demeure le plus souvent inférieur à 6 et leTH. pratiquement nul. La température de l’eau reste « fraîche » pour ces latitudes, de 22 à 24° C, car la majorité des lieux de vie d’A. australe se situe sous un couvert forestier, ce qui évite une trop grande insolation des points d’eau.
Le plus souvent, les eaux qui abritent les Cap Lopez sont dépourvus de plantes immergées. La végétation se résume à celle des berges dont le feuillage procure un ombrage qui limite la température du milieu aquatique. D’autres poissons sont sympathiques d’A. australe. Dans les zones les plus stagnantes, il vit en compagnie de Ctenopoma ansorgei, un Belontiidé. Dans les zones plus dégagées ou plus courantes, il côtoie des poissons du genre Neolebias et Hemichromis ou d’autres killies des genres Aphyosemion et Epiplatys, cachés sous les feuilles mortes ou dans les plantes retombantes.
Quatre populations
Jusqu’à présent, Aphyosemion australe est représenté par quatre populations. Trois d’entre elles se différencient surtout par une implantation différente des ponctuations et réticulations rouges sur un corps variant du jaune orangé au brun chocolat. Il s’agit des populations Mayumba, Port Gentil (= Cap Lopez) et Yombo River. La quatrième population se remarque par rapport aux autres à la couleur bleu-vert du corps et à l’implantation plus régulière de la ponctuation rouge qui vient forme d’une série de lignes discontinues. Le phénotype sauvage mâle est poisson cylindrique d’une taille atteignant les cinq centimètres, a nageoires implantées dans la pai postérieure du corps. Celui-ci est couleur jaune orangé à brun-chocolat, suivant l’humeur et le degré d’t citation du poisson. La région operculaire présente trois lignes oblique formées par la juxtaposition de points rouges. La mâchoire inférieure est soulignée d’un trait de même co< leur tandis que le reste de la région buccale et la région céphalique la« sent apparaître la couleur de fon< Les flancs sont marqués de quatre cinq rangées irrégulières et discontinues de ponctuations rouges. Les nageoires anale et dorsale son implantées en symétrie. La première est brune orangée, soulignée d’un* bande marginale rouge elle-même rehaussée d’une « flamme » blanche oblique chez les sujets adultes. La dorsale, plus fine, présente les mêmes caractéristiques. Quelques points rouges épars sont implantés sur les rayons épineux. Ces nageoires sont sans cesse en mouvement telles des ailes de colibris ! Les nageoires pectorales et ventrales sont orange diaphane. La nageoire caudale est remarquable par sa forme en lyre et par les couleurs qu’elle arbore. La partie médiane de la couleur du corps est ponctuée de mouchetures rouges. Symétriquement, elle est bordée.

Merci pour la richesse des informations et les conseils.