Le prince du Gabon : le Cap Lopez

II faut reconnaître qu’Aphyosemion australe est un poisson frustrant en ce qui concerne sa reproduction. Il est en effet courant qu’un couple qui pond une dizaine d’ceufs par jour arrête brus­quement de pondre pour une période de quelques mois et reprenne ensuite une phase reproductive normale. Cer­tains aquariophiles aguerris essuient des échecs avec ce poisson alors qu’ils réussissent avec d’autres espèces répu­tées plus délicates. L’une des causes est l’appétit des femelles australe pour leurs œufs.
Pour mener à bien la reproduction du Cap Lopez, la solution la plus ration­nelle consiste à séparer les géniteurs puis à les réunir uniquement pour l’ac­couplement. Une séparation d’une quinzaine de jours permet de bien conditionner les géniteurs en les nour­rissant exclusivement de proies vivantes. Dès que la femelle arbore un ventre rebondi, la phase reproductive peut débuter. Pour cela, elle va rejoindre le mâle préalablement installé dans un petit bac d’une dizaine de litres. Cet aquarium est nu et ne doit comporter, en plus d’un éventuel com­biné chauffant, qu’un mop flottant aux brins suffisamment longs pour traîner sur le sol.
Contrairement à ce qui est souvent écrit, il est préférable d’utiliser un couple. Dans un trio, la femelle inactive consomme aussitôt les œufs pondus par le couple. La ponte débute générale­ment dans les cinq minutes qui suivent la réunion du couple. Après une demi-heure – délai suffisant pour que la femelle ponde tous ses œufs mûrs – le mop est retiré. Il peut être installé dans un bac d’éclosion qui réunit tous les mops. Les alevins sont alors prélevés au fur et à mesure des éclosions. Une autre solution consiste à patienter une heure, le temps que la membrane des œufs durcisse, et de les prélever pour incubation dans une boîte remplie de tourbe. Placés à une température d’environ 24° C, ils incubent en trois semaines et peuvent alors être mis en éclosion (Voir Aquarium Magazine numéro 179, reproduction des killies non annuels). Après la ponte, la femelle est retirée et une autre peut être pré­sentée au mâle dès le lendemain pour un nouveau « mariage ». Cette technique de reproduction permet d’obtenir des alevins de taille homogène, ce qui pré­sente l’avantage de mener l’élevage des australe d’une manière plus rationnelle. Le premier mois, la croissance des ale­vins est lente puis elle s’accélère dès la cinquième semaine. A deux mois, les mâles se colorent et atteignent en six mois leur maturité sexuelle. Si malgré toutes les techniques utilisées A. autrale refuse de pondre, un chan­gement des paramètres physico-chi­miques de l’eau peut être tenté, avec prudence. Une variation de la température peut également avoir un effet bénéfique sur la ponte ainsi qu’une baisse de la luminosité ambiante.

d’une bande rouge et d’un feston orange. Les pointes de la lyre sont blanches. Avec l’âge, elles s’allon­gent et des filaments, également blancs, apparaissent sur la partie médiane de la queue. Quelquefois, la queue devient même trilobée. Les femelles de ce phénotype ainsi que de toutes les populations se res­semblent énormément. Elles sont de couleur brun-clair, au corps irrégu­lièrement parsemé de points rouges isolés. Les nageoires sont rondes et peu développées. Elles sont plus petites – d’environ un centimètre -que leurs compagnons.

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