Petit cours de parasitologie

Ce petit cours de parasitologie vous permettra, nous l’espérons, d’approfondir vos connaissances sur les parasites. Quant à moi, il m’a permis de me replonger dans mes lointains cours de parasitologie et de rafraîchir mes connaissances.

Dans le milieu naturel, les parasites (métazoaires et métaphytes, protozoaires et protophytes protistes) sont nombreux et variés, les poissons y résistent très bien. Mais ce sont les conditions artificielles de l’aquarium qui augmentent le risque de maladies.

Introduction

L’espace limité favorise la transmission. Les outils thérapeutiques ne sont efficaces qu’à certains stades du développement des parasites, aussi votre meilleure arme est la prévention.

Les parasites peuvent être classés en 2 catégories : les parasites externes et les parasites internes. Pour en savoir sur les parasites, vous pouvez aussi consulter le glossaire.

Les parasites externes

Ils sont nommés aussi ectoparasites.

Nous pouvons observés des troubles du comportement :

Excitation ou à l’inverse prostration Frottement sur le décors Perte partielle ou totale de l’appétit (amaigrissement)

Ou observer des modification de l’intégrité corporelle :

Destruction des nageoires Hérissement des écailles Ulcérations Hypersécrétion de mucus

Les champignons

Nous le savons tous, ils sont à l’origine des mycoses. Nous trouvons ici les Saprolégniales qui sont des opportunistes et qui envahissent les poissons déjà blessés.

Les champignons se développent en plaques cotonneuses cutanées pouvant gêner les échanges avec le milieu extérieur, et parfois la nage et donc la nutrition normale.

Les métazoaires

Leur cycle de reproduction est problématique, car monogénique : ils peuvent donc se multiplier dans l’aquarium.

Nous citerons Gyrodactyles et les Dactylogyres (Plathelmintes) se fixent avec des crochets à la peau ou les branchies des poissons qui réagit par sécrétion de mucus abondante qui perturbe les fonctions respiratoires et les échanges qui s’effectuent au travers de la peau.

De plus, les crochets créent des blessures et des infections secondaires.

Les protozoaires

Ils sont constitués d’un seule cellule. Le plus connu est Ichtyophtirius, un cilié visible à l’oeil nu, sous le nom connu de point blanc.

A l’état adulte, il s’implante sous l’épiderme pour se protéger. Il peut aussi s’enkyster. Sa température de croissance est compris entre 25 et 27 °C. Il perturbe aussi les fonctions respiratoires et les échanges qui s’effectuent au travers de la peau.

Un autre protozoaire connu est l’Oodinium, lui il est flagellé et inviible à l’oeil nu. Sa parasitose se traduit par l’apparition d’une « poussière dorée » et là aussi en cas de parasitose intense, on observe une gène repiratoire et asphyxie.

Les parasites internes

Ils sont nommés aussi endoparasites.

Les champignons

Le plus connu est l’Ichtyophonus (autrefois appelé : Ichtyosporidium).

Les métazoaires

Les principaux sont des vers. Ils sont classé comme suit :

Nématodes Platodes qui sous subdivisé en 2 : Trématodes Cestodes (ex : Ténia)

Ils sont monogéniques ou polygéniques. Elles  sont pathogènes soient à l’état larvaire, soit à l’état adulte.

Leur localisation et les symptômes sont divers :

Les larves de nématodes s’enkystent et forment des tumeurs dans les muscles de la tête ou des flancs, de la queue. Les adultes colonisent l’œil (ex : cécité du scalaire), l’intestin. Nous trouvons ici également : Capillaria (Famille : Trichinidés). Ce vers seul n’est pas dangereux; mais accompagné de flagellés du genre Spironucleus, la mort du poisson est certaine. Posthodiplostonum cuticola qui se fixe sur la musculature. Pour les trématodes : Les vers intestinaux perturbent la fonction de nutrition et provoque en plus des lésions susceptibles de provoquer des perforations. Un vers situé dans la cavité crânienne provoque la nage en spirale.

Chez le discus, lors d’une infection aux métazoaires, le poisson est apathique; les excréments sont fluides, filamenteux, et blanchâtres. Le poisson ne mange pas, ou rejette la nourriture.

Les protozoaires

Nous parlerons de 2 types :

Myxosporidies : Leur présence interne se traduit par des kystes de couleur grisâtre à la surface du corps ou des branchies.

Nous trouvons ici la « maladie du tournis du discus » : cette myxosomiose est due à l’espèce Myxosoma cerebralis qui se manifeste par un assombrissement de la pigmentation, des mouvements de fuite sans raisons apparentes, et la rotation autour d’un axe imaginaire.

Les crises de folies durent 10 à 30 secondes, puis l’animal récupère dans un coin du bac et reprend ensuite sa position au sein du groupe. En final, le poisson meure de crise cardiaque.

Microsporidies sont souvent la cause de la déformation de la colonne vertébrale ou d’apparition de mélanose (tache noires) sur la queue net parfois le dos.

Bibliographie

  • Poissons et aquariums – Charles Masson – Ed. Larousse – 1984 – ISBN 2-03-512102-7
  • Laboratoire de Parasitologie Faculté de Pharmacie : Cours de parasitologie – Thérèse Duriez, Lucien Dujardin, Daniel Afchain
  • Les Discus Robert Allgayer – Bocal édition – Janvier 2001 – ISBN 2-914493-04-5

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