L’Apistogramma macmasteri est un de mes apisto préféré, avec le viejita. Son caractère curieux, sa vivacité, ses couleurs magnifiques, et son comportement étonnant ne me lasse jamais et je pourrais l’observer pendant des heures.
J’ai eu la chance d’avoir un couple offert par mon fils (fortement aidé par sa mère) pour mon anniversaire et réaliser sa reproduction 15 jours plus tard; c’était donc l’occasion d’écrire quelques mots sur ce très beau cichlidé nain
Étymologie
Kullander Sven O., en 1979 lors de la description de l’espèce, l’appelé ainsi en l’honneur de Mr. Mark McMaster, qui a dirigé son attention sur ce poisson dès 1973, seulement quand des individus d’aquarium furent disponibles.
Il fait partie de la grande famille des Cichlidés et de la sous-famille des Geophaginae. Rarement appelé à tord Apistogramma ornatipinnis, ? Vous pourrez le trouvé sous les rares noms A. sp. “Canoga Park”, A. sp. “Flame”, A. sp. « Meteor ».
Habitat et distribution géographique
Il est localisé dans les rivières d’eau noire au pied de la Cordillère andine entre Villavicencio et Tame, Colombie (système supérieur du Rio Meta) (Koslowski, 2002) et plus précisément au Venezuela du bassin de l’Orenoque. Il a été trouvé au niveau de Finca La Ponderosa, sur le chemin de Restrepo, Villavicencio, Metá, et Colombia.
Il occupe les espaces peu profond d’eau libre, au niveau des lits de feuilles jonchant le fond, où se trouvent aussi des racines submergées. Les valeurs physicochimiques de ces lieux sont les suivants : pH 5.5 à 6.0 – dGH de <1º – dKH de <2º – conductivité : <10µS/cm (27ºC).
Description
Magnifique cichlidé nain (mâle : 8.0 cm, femelle : 6.0 cm) dont la nageoire caudale est bordée de rouge. La nageoire dorsale présente une forme de pics. Il demande un bac fournissant de nombreuses cachettes (plantes, racine, noix de coco,…).
Apistogramma viejita
L’apistogramma macmasteri est facilement confondu avec la forme sauvage d’Apistogramma viejita.
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Il se distingue par un corps plus trapu, la présence de filaments terminaux de la nageoire caudale plus allongés (mâle), une extrémité épineuse de la nageoire dorsale argentée ou dorée, et une tache caudale à la base de la queue plus petite et plus ovale. La distinction est donc très complexe et demande des yeux avisés.
Une ligne longitudinale noire, parfois indistincte, court de l’œil au pédoncule caudal : deux leurres (plus foncés) y sont visibles, un au centre du corps, l’autre sur le pédoncule caudal, et sur la face une autre ligne plus prononcée part de l’œil aux ouïes, soulignés par deux lignes argentées, en forme de vague.
Une autre ligne de pointillés iridescents se trouve sous la ligne centrale. Les nageoires dorsale et anale sont oranges, avec les frontières foncées et les rayons très ovales : les rayons avant sont noir et une raie attrayante apparaît au fond. Les bords supérieurs et inférieurs de l’aileron caudal anal dépouillé sont rougeâtres, et une zone orange se situe au centre. Les ailerons ventraux sont gris, avec les rayons avant noirs profonds.
L’Apistogramma macmasteri est de morphologie robuste, moyennement trapu. Les mâles ont une nageoire dorsale modérément haute avec les épines dures dentelées et les extrémités de la caudale se prolongent en deux lobes effilés jusqu’à la nageoire caudale. Sous sa forme sauvage, l’Apistogramma macmasteri est facilement confondu avec la forme sauvage d’Apistogramma viejita.
Cette espèce a été élevée et reproduite pour augmenter la couleur rouge du corps, le rendant souvent impossible à distinguer des souches domestiques d’Apistogramma viejita. Il est fort probable que les souches actuelles (plus colorées) soient le résultat de croisement d’Apistogramma macmasteri et d’Apistogramma viejita et d’autres espèces actuellement non décrites.
Chez la femelle, la nageoire caudale est plus ronde et plus grande, mais moins large que celle mâle, de plus elle ne présente pas de prolongation des rayons hauts et bas. Les nageoires impaires sont moins développées. La coloration du corps est jaune d’or avec possibilités de zones rougeâtres.
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Ecrit par Benoît V.
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